2019-2020

documentaire

Recherche et écriture

Scénario Catherine Allard, Réalisation Nicolas Léger

La prémisse du film est d’être immergé au cœur du Tournoi International de Hockey pee wee de la ville de Québec et de vivre son organisation sur plus d’un an et demi de préparation jusqu’au point culminant du tournoi et ses retombées

Description détaillée

Lorsque j’étais jeune, une fois par année pendant l’hiver, on bravait la poudreuse de février et les trottoirs glacés pour se rendre au Colisée, car c’était là que ça se passait.  C’était le temps des Pee-Wee du Carnaval!

C’est comme ça qu’on les appelait. Et résonnait alors le son des crécelles, celui des trompettes (du carnaval, il va sans dire) l’odeur des hot-dogs et des friteuses.

Je me rappelle que tout commençait par l’ambiance frénétique de centaines d’enfants, dans les corridors, qui usaient leurs pantalons de joggings et leur bottes « kodiak » en jouant au hockey sur les genoux avec des mini bâtons et les « pucks » noires en caoutchouc. Il y avait également cette chanson, qui tournait en boucle, comme un vers d’oreilles, « pee-wee, pee-wee, pee-wee, vive les pee-wee, du Carnaval! »…

… Ces souvenirs trouvent écho chez plusieurs de mes pairs, mais aussi chez les générations précédentes et les plus jeunes aujourd’hui. Les murs jaunis du Colisée ont été remplacés et ne sentent plus la friture, mais les crécelles et les petits joueurs de hockey sont encore rois du centre Vidéotron durant ce qu’on appelle aujourd’hui : Le tournoi international de Hockey Pee-Wee.

Quand j‘emmène mes enfants aux Pee wees, non seulement les souvenirs que j’y ai vécu me suscitent un sourire mais je vois aussi tous les efforts de l’organisation, les bénévoles, les familles, les jeunes qui se démènent et jouent avec leur cœur, leurs trippes pour les plus hauts honneurs. Épargné par la maturité des joueurs de la LNH, ils sont le Hockey, avec tout ce que ça comporte. La nostalgie s’empare de moi quand je vois dans les corridors, les centaines de petits joueurs qui sont encore là, inlassables. Chaque année, il s’y passe quelque chose dont tout le monde parle : une équipe de l’est de l’Europe que les gens de Québec ont adoptée pour leur amasser des vêtements, une équipe toute féminine qui joue contre les garçons, l’aréna de Wendake, qui accueille le volet scolaire du tournoi…

Je me suis fait la réflexion que depuis 60 ans, il doit y en avoir des récits à raconter et des émotions plus grandes que nature : Un premier but dans une demi-finale, un « au revoir »  à des nouveaux amis, qui a des allures d’adieux, une victoire emportée en prolongation contre une des équipes vedettes, une défaite crève-cœur, quand tu laisses échapper un joueur adverse qui s’en va compter dans ton but. Il y a aussi des joueurs, aujourd’hui devenus adultes, qui gardent ce tournoi comme un moment inoubliable de leur carrière. Des familles qui ont continué de correspondre avec le garçon qu’ils avaient accueillis.  Des jeunes, moins favorisés, qui ont eu cette chance de venir dans un tournoi international ce qui est devenu une motivation prodigieuse dans leur vie personnelle.

Ce tournoi en a vu, en a vécu, et continue de vivre intensément. Aussi important pour les joueurs que pour le public, c’est un événement phare qui nous rassemble autour de notre sport national. Ce tournoi nous définit,  il s’inscrit comme une tranche de notre histoire populaire, de notre patrimoine vécu! Suite à ces réflexions et au sourire qui reste figé sur mon visage en chantant mon vers d’oreilles,  j’ai eu envie de transmettre mon sentiment par le biais d’un film documentaire qui parle de l’essence même de ce qu’est notre sport national, c’est-à-dire un jeu que les petits comme les plus grands peuvent s’approprier.

Projets

mesouleve
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